En tant que musicien et participant :

 

Musica Nostra, musica del poble. Riga-Raga. 1979. (33 tours).

Per Tener Cap. Riga-Raga. 1979. (45 tours).

Bal Oc’he. Lo Jaç. 1982. (33 tours).

Danses autour du monde. (Sous la direction de Claude Flagel). 1980. (33 tours).

Carnaval es arribat. Ballets Occitans de Toulouse. 1981. (33 tours).

Carnaval Tolosa 1984. Comité d’Organisation du carnaval Universitaire. (45 tours).

Calabrun, 1997 (CD)

Calabrun : Fisança, 2002 (CD).

 

lcd— Luc Charles-Dominique, Musique des Violoneux de Gascogne, 2000, 5 Planètes (CD)

Bravos de Trad’Magazine

**** Monde de la Musique,

« Coup de cœur » de l’Académie Charles Cros.

 

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En tant que directeur artistique et producteur :

 

— En 1985, direction musicale et documentaire, conception, arrangements, de la collection Musiques et Voix Traditionnelles Aujourd’hui, coproduite par l’ARTEM (Conseil Régional de Midi-Pyrénées) et Radio-France, destinée à illustrer les traditions instrumentales et vocales des « pays » de Midi-Pyrénées.

La collection anthologique Musiques et Voix Traditionnelles Aujourd’hui a été coproduite par le Conseil Régional de Midi-Pyrénées (Agence Régionale Technique Musicale) et Radio-France. Elle était destinée à illustrer les traditions instrumentales et vocales des « pays » de Midi-Pyrénées. Cette collection avait été imaginée sur cinq ans. L’enjeu était de publier des albums très documentés (importants livrets documentaires dont j’avais la charge de la rédaction), illustrant des thématiques instrumentales ou vocales, et dont la matière musicale était constituée, non pas d’archives sonores et de collectages, mais de « musique vivante », c’est-à-dire de pièces musicales interprétées par des acteurs du revival occitan. L’ampleur de ce projet se mesure à la fois dans le nombre de musiciens concernés par la collection (trente-huit au total) et par la fréquence éditoriale très élevée : un disque par an !  

La dimension ethnomusicologique de cette collection était double : bien entendu, elle ne transparaissait qu’assez peu dans la matière musicale puisque la référence directe à la mémoire musicale, c’est-à-dire les enregistrements de collecte, n’y figurait pas ; mais l’origine de certaines pièces musicales provenait directement de nos collectes (notamment dans le volume 4 sur les violons) et la plupart d’entre elles était totalement inédite ; d’autre part, les instrumentistes et chanteurs de cette collection, parfaitement connaisseurs des répertoires et des styles traditionnels instrumentaux et vocaux, essayaient d’en respecter le plus possible l’esprit, même si certains arrangements musicaux étaient esthétiquement plus transversaux ; enfin, le livret intérieur de ces disques était, à chaque fois, une petite synthèse d’ethnomusicologie appliquée à un domaine instrumental.  

vol11

 

• 1986 : Vol 1. Les Cornemuses. (33 tours).

Grand Prix International de l’Académie Charles Cros 1987.

 

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vol2

 

• 1987 : Vol 2. La Danse. (33 tours).

Grand Prix International de l’Académie Charles Cros 1988.

Voir sommaire vol2

 

 

 

vol31

• 1988 : Vol 3 Les Hautbois. (33 tours)

Grand Prix International de l’Académie Charles Cros 1989.

Voir sommaire vol3

 

 

 

 

vol4

 

• 1989 : Vol 4. Les Violons, Les Flûtes. (33 tours).

Voir sommaire vol4

 

 

 

 

vol54• 1990 : Vol 5 Les Voix. ( double 33 tours)

(CHOC du « Monde le la Musique »).

Voir sommaire vol5

 

 

 

 

 

 

 

Edition en Cds de la collection « Musiques et Voix Traditionnelles Aujourd’hui » :

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— En 2001, création de la collection discographique régionale : « Atlas Sonore en Languedoc-Roussillon » (valorisation de la mémoire musicale régionale).

Toujours dans le but de diffuser les sources de l’ethnomusicologie, j’ai impulsé en Languedoc-Roussillon, la création (et la direction éditoriale) d’une collection discographique régionale d’archives sonores, lAtlas Sonore en Languedoc-Roussillon, qui associera de nombreux partenariats selon les projets, des chercheurs mais aussi des institutions, des collectivités locales et territoriales.

« Atlas Sonore » : ce terme en usage dans le réseau français des musiques et danses traditionnelles sonne aujourd’hui comme une sorte de labellisation de la plupart des actions de valorisation de la mémoire orale par le biais du disque. Pour autant, le maniement d’un tel concept appelle un certain nombre de réserves quant à la notion territoriale, ici implicite, notamment celle qui renvoie à l’idée d’une cartographie musicale. Il apparaît, en effet, que toute tentative de topographie sonore est une gageure, d’une part en raison de la nature même de nos enquêtes, d’autre part parce que la mémoire est immatérielle, malléable, évolutive, infiniment liée aux individus et à leur histoire personnelle. Par ailleurs le territoire administratif de l’aire régionale ne peut pas être assimilé à une entité culturelle spécifique et homogène, a fortiori lorsqu’il est aussi vaste, urbanisé, littoral, portuaire. Il est d’une grande perméabilité aux influences, aux modes, aux grands courants de migrations, et est constitué d’une multitude de strates humaines et culturelles dans lesquelles on trouve, pour le domaine qui nous intéresse, de nombreux musiciens et chanteurs de cultures différentes, arrachés à leurs pays d’origine à des époques plus ou moins lointaines, et qui s’expriment musicalement dans un langage double, à la fois expression de la différence et langage syncrétique (koïné ?). Je préférerai à cet endroit parler de « territoires de l’imaginaire ». Le propos d’un tel projet éditorial n’est pas de baliser « l’identité sonore » d’un territoire et de marquer ainsi son hypothétique différence. Il consiste plutôt à éclairer un ensemble de mémoires musicales, individuelles ou collectives, générales et très diffuses ou au contraire très localisées, et ainsi de mettre l’accent sur la diversité et la richesse culturelle des diverses régions du Languedoc-Roussillon.

L’Atlas Sonore présente principalement trois types de publications : des portraits de musiciens, des traditions musicales communautaires (ces deux thèmes pouvant se regrouper), des inventaires musicaux par petites zones. Il est censé publier des « archives » sonores. Cette notion souvent diachronique, car considérée comme le support de l’histoire (cf. infra), s’applique également au présent, dès lors que ces enregistrements se présentent comme des fragments de mémoire vivante. En effet, la notion de mémoire est active et participe d’une dialectique permanente entre passé et présent. Par ailleurs, publier de la mémoire, malgré le caractère normatif d’une telle entreprise, permet à terme aux musiciens de se libérer de l’orthodoxie la plus stricte qui consiste à « reproduire ». Ces disques, véritables « lieux » de mémoire, pour tous, « lieux communs » donc, sont autant d’outils au service de la création et de l’inventivité actuelle, de l’orthopraxie.

 

chalvet• 2001 : Vol 1. « René Chalvet, Accordéoniste Lozérien »

(**** Monde de la Musique)

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La collection a été inaugurée en 2001 par un disque consacré à « René Chalvet, accordéoniste lozérien ». René Chalvet (1912-1988), musicien de la Margeride (aire Nord-Ouest de la Lozère, limitrophe de la Haute-Loire et du Cantal), incarne à lui tout seul la naissance d’une dynastie de musiciens de bal, dont l’instrument pratiqué sera l’accordéon chromatique. Comme d’autres musiciens traditionnels, René Chalvet a eu conscience de la nécessité qu’il y avait à sauvegarder ces répertoires et ces styles. Sans attendre de ne plus pouvoir jouer, il s’est auto-collecté et s’est lui-même enregistré avec son magnétophone à cassettes, usant même d’un second magnétophone pour pouvoir s’enregistrer à deux voix ! Monument incontesté et incontestable de la musique de l’espace aubracien, personnage truculent et surprenant du département de la Lozère, René Chalvet offre à entendre, pour la première fois, sa musique dans un style très personnel, fait d’un jeu très cadencé, très ornementé à la main droite, très riche et très fouillé harmoniquement à la main gauche. Cet album est une réalisation d’André Ricros, musicien, responsable artistique du label Modal de la FAMDT et collecteur. Il a obtenu les quatre étoiles du Monde de la Musique.

 


taieb• 2003 : Vol 2. « André Taïeb, Chants séfarades des synagogues du Languedoc »

(CHOC du « Monde de la Musique »)

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Ce disque, réalisé par Pierre-Luc Ben Soussan, de l’association Mosaïque Musiques, grâce à un collectage à l’initiative du CLRMDT, dresse à la fois le portrait d’une pratique musicale communautaire et celui d’un grand interprète du ma’louf constantinois, André Taïeb, à travers sa voix riche, chaude et fortement timbrée, tout en mélismes, inflexions, ornementations, ici au service d’un chant intérieur. André Taïeb est né à Constantine en 1931. Il s’initie très jeune à l’art du mawwal (improvisation vocale a cappella sur un mode musical), science qui lui a été transmise par sa grand-mère. Plus tard, il fera partie d’un orchestre de musique traditionnelle constantinoise avec lequel il animera fêtes et mariages. Mais c’est à l’écoute des différents grands maîtres Cheikh Raymond et Cheikh El Kod qu’il approfondit son art du chant. En 1962, il quitte l’Algérie et se retrouve à Belfort. Il va mettre alors son talent au service de la hazanout à la synagogue de Belfort, où il interprète à la fois le répertoire séfarade et ashkénaze. En 1988, il se retire à Montpellier où il devient chantre de la synagogue. Héritier de cette tradition venue de l’Espagne médiévale, André Taïeb est l’un des derniers détenteurs de ce patrimoine musical. Dans ce disque, il présente un choix de 14 chants synagogaux de sa ville natale, Constantine. Soucieux de les restituer dans leur forme et leur esprit originels, il les interprète a cappella, les chants de la synagogue étant normalement dépourvus d’accompagnement instrumental dans leur cadre liturgique.

Cet album dispose, par ailleurs, d’un important livret documentaire de 32 pages, rédigé par M. Amnon Shiloah, musicologue de renommée internationale, spécialiste des musiques juive et arabe, auteur de nombreuses publications sur l’histoire, la théorie et la pratique de ces musiques, Professeur émérite du Département de Musicologie de l’Université Hébraïque de Jérusalem, lauréat du Prix de Jérusalem en 1996, Prix de l’Académie Charles Cros en 2003 pour son ouvrage sur les musiques de l’Islam chez Fayard. Ce disque aussi a été très favorablement reçu par la critique : il a obtenu le Choc du Monde de la Musique.

 

 

bouvine• 2003 : Vol 3. « Hérault : la Bouvine. Chansons, contes et musiques de fêtes »

(Bravos de Trad’Magazine)

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Le troisième disque de la collection Atlas Sonore en Languedoc-Roussillon (paru en 2003) s’intitule « Hérault : la Bouvine. Chansons, contes et musiques de fête », réalisé par Pierre Laurence, ethnologue au Conseil Général de l’Hérault.
La Bouvine, petit terroir à l’Est du département de l’Hérault et à cheval sur le Gard, encore appelé Petite Camargue, pays de la ferveur taurine, est renommée pour son sens de la fête et sa passion des taureaux. Depuis les années 1970, de nombreuses enquêtes ethnographiques ont été réalisées auprès de la population et notamment des plus anciens. Ces enregistrements, aujourd’hui déposés à la phonothèque de l’Office Départemental d’Action Culturelle de l’Hérault, contiennent une partie de la mémoire de ce territoire, notamment en ce qui concerne la chanson, le conte, la musique traditionnelle. Inédits à ce jour, ils sont désormais les seuls témoins d’une mémoire orale qui tend à s’effacer, notamment dans sa dimension occitane. Cette publication sonore va permettre de restituer auprès de la population, cette part de sa mémoire dans sa forme originale. Cet Atlas Sonore associe des enregistrements d’archives et des paysages sonores contemporains emblématiques. A côté d’un important volet chanté (chansons traditionnelles, compositions de chansonniers locaux), ce disque présente aussi des airs du répertoire instrumental traditionnel des fêtes de Bouvine. Peu d’anciens musiciens ayant été enregistrés, ces airs sont pour la plupart fredonnés, sauf une farandole de conscrits de Mauguio (Hérault), interprétée par l’un des anciens joueurs de hautbois et enregistrée dans les années 1960, à ce jour inédite. L’imposant livret d’accompagnement (48 pages), rédigé par Pierre Laurence, présente les interprètes et commente le répertoire édité. Il contient les textes et traductions des chansons et des contes. Des photographies d’archives, issues de la photothèque de l’ODAC, l’agrémentent.

 

 

 

bodega— En 2004, Direction du projet discographique anthologique « Bodega, bodegaires ! Anthologie de la cornemuse du Haut-Languedoc » et direction artistique des enregistrements. Triple Cd, livret de 150 pages, coproduction Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles / Conservatoire Occitan de Toulouse /CORDAE-La Talvera / Conseil général de l’Aude (ADDMD 11) / Conseil général de l’Hérault (ADDM 34) / Conseil général de la Haute-Garonne (ADDA 31) / Conseil général du Tarn (ADDA 81).

CHOC du « Monde de la Musique »

Coup de Cœur 2005 de l’Académie Charles Cros,

Bravos de Trad’Magazine.

Voir sommaire1, sommaire2

Publication discographique d’importance, tant par son contenu et sa démesure (trois heures et demi de musique, livret de 112 pages, 70 musiciens présents, etc.), que par son thème, à ce jour unique.Il s’agit de la première anthologie consacrée à la bodega, la grande cornemuse du Haut-Languedoc, instrument dont la discographie, jusque-là, était restreinte. Si nous avons souhaité, ici, combler ce déficit, c’est qu’en l’espace de deux décennies, le destin de cet instrument a profondément évolué, sa pratique abandonnant le cadre quasi confidentiel des origines pour concerner aujourd’hui un nombre important d’acteurs (musiciens, chercheurs, facteurs d’instruments, formateurs), conquérant ainsi un espace de plus en plus public, accédant au rang de véritable tradition musicale régionale, dont l’ancrage territorial et culturel et, en même temps, la forte personnalité et la spécificité lui confèrent, de plus, un statut emblématique fort. La bodega, dont nous ne possédons aucun enregistrement ancien, qui n’a été « redécouverte » que dans le courant des années 1960, d’une part par le groupe folklorique Los Castanhaires del Somalh de Saint-Pons de Thomières (34), d’autre part par les responsables de l’époque des Ballets Occitans de Toulouse (Françoise Dague, Hubert Couget), enfin – et surtout – par Charles Alexandre, n’a débuté son renouveau que dans le courant des années 1970. Et même si elle a très rapidement bénéficié d’un vif intérêt de la part de musiciens et d’associations du Tarn (dont La Talvera), relayés par la logistique et le savoir-faire de l’atelier de facture instrumentale du Conservatoire Occitan, force est de constater que les débuts ont été très progressifs, les difficultés provenant à la fois de la reconstitution et de la fabrication de l’instrument mais aussi d’un répertoire a priori difficilement appréhendable et cernable. Si bien que, durant plusieurs années, le nombre de bodegaires a stagné à moins d’une quinzaine.
Aujourd’hui, environ soixante-dix musiciens sont recensés dont une bonne trentaine sont en apprentissage. Si la grande majorité des bodegaires appartient aux deux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, il s’en trouve aussi dans les Landes, en Limousin et dans la région parisienne. Reflet de cet essor extraordinaire, ce disque est aussi celui de la vivacité d’une tradition en (re ?)-construction, d’un stade logique de tout procédé d’évolution où les acteurs se réapproprient l’instrument, son répertoire, mais aussi son image, son identité, la vaste culture occitane qui lui est sous-jacente pour les transcender, lui et tous ces champs culturels connexes. Car la bodega, peut-être plus que tout autre, en raison de son aspect et de ce qu’il évoque, du volume de sa poche, de sa sonorité aux riches harmoniques, de la profondeur de son bourdon et de la particularité de son tempérament, est un instrument unique dont le jeu est totalement fusionnel pour le sonneur, mais qui devient aussi espace d’expression, outil de réhabilitation d’une parole musicale retrouvée et partagée. Cette publication discographique s’inscrit est la première étape d’un plan triennal de développement de l’instrument, dont les objectifs, entre autres, s’appliqueront : à mettre à disposition du public spécialisé mais aussi du grand public des outils bibliographiques de sensibilisation dont l’une des finalités sera de proposer une synthèse des recherches et des connaissances historiques, ethnomusicologiques et organologiques sur l’instrument ; à diffuser la mémoire sonore relative à l’instrument ; à améliorer la connaissance organologique que nous avons de la bodega en organisant une grande campagne de mesures d’instruments anciens… Certains de ces préceptes sont directement à l’origine de cette anthologie : la mise à disposition des sources musicales grâce à un disque d’archives sonores, la diffusion des connaissances historiques, organologiques et ethnomusicologiques grâce à un important livret documentaire (rédigé par Daniel Loddo), la promotion de la pratique actuelle de la bodega grâce à deux disques exclusivement consacrés à la musique vivante. Cette publication a donc une double dimension temporelle. Elle est à la fois diachronique et publie des archives. Mais elle est aussi le reflet d’une pratique vivante, avec des musiciens actuels, de plain-pied dans une démarche artistique et culturelle contemporaine.

 

 

 

 

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